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    7 - Fabriquer son chariot soi-même

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    Finaël
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    Date d'inscription : 20/01/2016

    7 - Fabriquer son chariot soi-même

    Message par Finaël le Dim 29 Jan - 22:22





    AVERTISSEMENT : ce bricolage étant en cours de réalisation, les dimensions seront sûrement modifiées


    Des photos ou vidéos viendront compléter, au fur et à mesure, les explications présentes dans ce post.


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    De toutes les différentes astuces utilisées pour fabriquer son chariot "home made", j'ai retenu celle qui consiste à utiliser des tubes et raccords en PVC.



    Cette méthode, à mon avis, à l'avantage d'être simple (un peu comme des legos à assembler Very Happy) donc relativement rapide.

    Le prix du matériel est aussi assez abordable.

    Malgré tout, quand on fait le total des divers articles (tige filetée, boulons, rondelles, tuyau cuivre, PVC...) le montant total n'est pas négligeable même s'il revient moins cher, quand même, qu'un certain nombre chariots "tout fait".

    Pour les bricoleurs qui ont la chance d'avoir déjà une bonne partie du matériel dans leur "atelier", là, ça devient très intéressant au niveau prix.

    Mais même, si la construction d'un tel chariot ne représente pas une "monstrueuse" économie, il reste l’inestimable plaisir d'avoir construit quelque chose de ses 10 doigts.

    Et ça, ça n'a pas de prix !  :mrgreen:

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    Toutefois, avec cette méthode dite du PVC, il me semble y avoir quelques défauts :


    1 - une certaine fragilité due au matériau utilisé


    Cette fragilité peut-être compensée en utilisant du PVC "noir", haute densité.

    C'est plus cher et pas forcément évident à trouver.


    Pour ma part, j'utilise du PVC "gris" standard que je vais remplir de mousse polyuréthane.


    Arrow  Cette mousse expansive "devrait", en se gonflant et se comprimant dans la structure PVC, augmenter la rigidité de l'ensemble.


    Arrow  D'autre part, la mousse polyuréthane, de par sa très faible densité, contribuera à la flottabilité du chariot.


    Arrow  Elle empêchera l'eau de s'infiltrer dans les tubes PVC (et donc de le faire couler Laughing ) et de stagner dans le bas du chariot faisant rouiller l'axe de roulement métallique.



    2 - une certaine fragilité due à la conception


    Par ailleurs, je trouve le "système de roulement" un peu léger, un peu "vite fait".

    J'ai l'impression que sa durée dans le temps doit être relativement courte.

    Je vais donc tenter d'expliquer, ci-dessous, comment j'essaie de remédier à cette "fragilité de roulement".

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    Présentation de la "méthode classique" (pour l'axe de roulement)





    Habituellement, le bouchon PVC est percé, au centre, au diamètre de la tige filetée et sert « d’axe » et de « support » pour cette tige filetée. 






    Inconvénient : 

    Tout le poids reposant sur le chariot (celui du kayak et de son éventuel chargement) appuie, via la tige filetée, sur cette mince épaisseur de PVC trouée.


    Effet :

    L'effet "coupant" et "abrasif" (accentué par le poids) du filetage va rogner peu à peu la mince paroi en PVC du bouchon et élargir, déformer le diamètre initial du perçage dans le bouchon PVC.


    Conséquence :

    La tige filetée, au bout d'un moment, ne sera plus fermement maintenue dans un axe horizontal puisque les trous percés dans les 2 bouchons auront été rognés, agrandis et déformés.

    C'est finalement, tout le "système de roulement" du chariot qui devient défectueux.


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    Présentation de la "méthode améliorée" (pour l'axe de roulement)


    Nouvelle méthode :

    Le bouchon PVC n'est plus utilisé pour servir de "moyeu", de passage, à la tige filetée.



    Dans l'orifice du "T" qui fait face à la roue, on va placer une "grosse rondelle" de téflon, de plastique dur ou de bois d'un diamètre légèrement supérieur à l'orifice du "T" pour qu'elle rentre "en force" et qu'il n'y ait pas de jeu. 

    Cette grosse rondelle de téflon, de plastique dur ou de bois aura une épaisseur maximum de 3 cm pour venir en butée jusqu'au fond du manchon :







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    Note : J'utilise une scie-cloche dont diamètre est légèrement supérieur à 40 mm. 
    Cela tombe très bien car le diamètre du manchon est, lui aussi, légèrement supérieur à 40 mm.

    J'utilise du contreplaqué marine de 25 mm d'épaisseur. L'idéal aurait été d'utiliser du téflon ou du plastique dur (ça résiste mieux à l'eau).

    Comme l'axe de roulement se démonte très facilement, je pense que je finirai pas remplacer ces rondelles en bois par des rondelles en téflon.

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    Cette rondelle ou ce "moyeu", sera percé, au centre, d'un diamètre de 16 mm pour y glisser un tube de cuivre/métallique de même diamètre.

    Ensuite, la tige filetée de 14 mm (enduite de graisse pour la protéger contre la rouille), passera à travers le tube en cuivre/métallique.

    Si la tige filetée n'est pas glissée dans ce tube de cuivre/métallique (qui protège la rondelle de l'usure), on retrouvera le même problème qu'avec la "méthode classique" : 

    au bout d'un certain temps, la tige filetée va rogner, agrandir peu à peu le trou de la rondelle/moyeu aboutissant au même résultat qu'avec le bouchon PVC servant de moyeu. 

    (Même si le délai de détérioration sera un peu plus long en raison de l'épaisseur de la rondelle).


    La seule raison d'être du tube en cuivre/métallique, c'est donc de protéger la rondelle/moyeu d'une usure prématurée.

    Le tube en cuivre/métallique s'interpose entre le filetage, coupant et abrasif, et la rondelle/moyeu, pour éviter que ce filetage endommage la rondelle.


    La durée de vie de cet axe formé par la rondelle/moyeu + le tuyau de cuivre/métallique + la tige filetée devrait être bien plus longue qu'un simple trou dans 2 ou 3 mm de PVC.


    (Note : un tube métallique en acier fera aussi bien l'affaire, même mieux, qu'un tube de cuivre plus "tendre".)


    Un petit schéma tentant d’expliquer le principe  Cool




    Note : le tube de cuivre/métallique servira aussi de "roulement" pour l'axe de la roue :




    (Ce n'est pas un "roulement à bille", c'est un "roulement à tuyau de cuivre")  :mrgreen:

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    Voici le schéma global de ce chariot "PVC :

    (Rappel : les dimensions ne sont que provisoires.)



    Quelques précisions pour ce schéma :


    1 - Les 2 grands "T", en haut, garnis de mousse, seront évidemment tournés à 90° pour être parallèles aux roues.


    C'est sur ces 2 grands "T" que viendra reposer la coque du kayak.

    Cet écartement sera défini par la largeur de la trappe avant de l'Alboran : il faut que ce chariot puisse entrer dans cette trappe :



    Il faudra donc trouver un équilibre entre écartement maxi pour la stabilité du chariot avec son chargement, et écartement maxi permettant d'entrer dans le coffre avant de l'Alboran.


    2 - Permettre le rangement de ce chariot dans le coffre avant, 2 solutions :


    - ne pas coller les 2 grands "T" (avec la mousse de protection) et les laisser amovibles

    Éventuellement prévoir un système de goupille, pour assurer le maintien des grands "T" sur la structure pendant l'utilisation du chariot.  

    (Ces goupilles devront être remises en place après chaque utilisation, pour ne pas les perdre) :




    - étant donnée la largeur maxi du coffre avant de l'Alboran, les roue devront être amovibles


    - plutôt que de mettre un écrou juste après la rondelle :



    il faut percer la tige filetée au ras de la rondelle extérieure et d''utiliser ce type de goupille :



    (Penser également à toujours remettre ces goupilles et rondelles en place, une fois la roue retirée, afin de ne pas les perdre.)


    3 - la béquille


    Dans le schéma, on voit en bas, un "T" au centre.

    Il servira pour recevoir une béquille qui permet de maintenir le chariot dans une position "quasi droite", prêt à recevoir le kayak.

    Sans cette béquille, ça devient sport : il faut maintenir le chariot plus ou moins vertical avec une main, et, avec l'autre, soulever le kayak pour venir le poser sur le chariot  :mrgreen:


    Toutefois, dans les différents exemples vus sur YouTube, je trouve cette béquille beaucoup trop longue :



    Je rappelle que ce chariot doit rentrer dans le coffre avant du kayak.  bounce

    Ce n'est pas avec ce genre d'appendice démesuré que ça va la faire  Evil or Very Mad


    Plutôt que de tabler sur la longueur de la béquille pour permettre au chariot d'être plus ou moins vertical (afin de recevoir le kayak),
    je vais plutôt utiliser un coude tourné vers le sol :





    De cette manière, la béquille pourra être beaucoup plus courte et donc moins encombrante.

    Mais cette béquille devra être retirée, une fois le kayak en place, pour ne pas gêner quand le chariot sera en mouvement. 


    Cette béquille sera probablement, elle aussi, maintenue en place par une goupille.


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    "Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi-même le chemin."

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